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Changer de vie professionnelle après 50 ans ? Pourquoi pas !

Date de publication: 17 mai 2023
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La vie est trop courte pour ne pas en avoir plusieurs, non ? Après avoir touché à la politique, l’art ou encore la littérature, Fatoumata Sidibé lance une marque de sacs écoresponsables qui fait le lien entre ses « racines africaines et ses ailes européennes ». Pour elle, l’entreprenariat est aussi synonyme de liberté… Témoignage.

se lancer à 50 ans
Fatoumata Sidibé
Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?

Fatoumata Sidibé : J’ai besoin de créer, de bouger, de changer. Ce qui m’a valu de travailler dans le journalisme, la coopération et développement, la communication touristique, l’éducation permanente, l’édition, le militantisme, la politique et d’être également auteure et artiste peintre.

Quelles sont tes inspirations ?
F.S : Ce qui m’anime, c’est la liberté, la créativité, l’envie de vivre de ma passion, de créer mon entreprise avec des valeurs de liberté, d’authenticité, d’émancipation, de respect… Et de choisir mon environnement professionnel, de faire le lien entre mes racines africaines et mes ailes européennes… J’ai toujours été une femme plurielle, jonglant entre plusieurs activités, trimballant avec moi mon ordinateur et mes dossiers au fil de mes déplacements dans plusieurs sacs à la fois peu pratiques et peu élégants. J’avais parfois l’’impression d’être une chamelle ployant sous le fardeau de ses dossiers. Maintes fois, j’ai cherché des sacs à l’image de la femme que je suis mais je n’ai pas trouvé un qui remplissait les fonctions (sac à main, housse de portable, porte documents, accessoires). Alors l’idée m’est venue de créer mon sac d’EPOQUE (Elégant, Pratique, Original, de Qualité, Utile, Ecoresponsable). Sous la marque Sarankofa, j’ai lancé une ligne de sac tout-en-un, élégant, pratique, durable, original, unique, qui permet de transporter à la fois ordinateur portable, documents, essentiels et accessoires. Le sac Sarankofa est un sac de fabrication artisanale, au design unisexe, en cuir de tannage végétal, intégrant des éléments de mes peintures et valorisant le savoir-faire belge.

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Tu as énormément de projets… Comment rester centrée ?
F.S. : Je laisse toujours mûrir mes projets et je les concrétise au moment opportun. J’ai cette capacité à persévérer, à m’adapter, à braver mes peurs. Pour cela, j’ai besoin de projets tangibles. Je mène tout de front et je m’organise en conséquence. J’ai aussi cette capacité à lâcher prise quand il faut, à prendre du temps pour moi, pour ma famille, à jongler… tout cela en conservant ma liberté. Je suis comme une jardinière qui sème des fleurs qui éclosent chacune à leur rythme en nourrissant les autres.

Quels conseils pourrais-tu donner à celles et ceux qui voudraient se lancer à leur compte après 50 ans ?
F.S. : Entreprendre est un voyage. Il faut savoir où l’on va. Il faut écouter sa voix intérieure, trouver ce qui fait sens, ce qui occupe vos pensées, qui s’impose sans cesse à vous. Ensuite s’adapter, trouver le produit qui a une identité forte, réaliser des prototypes, les confronter à la réalité, mener une étude de marché, bien connaître sa cible, avoir un bon plan financier, s’entourer, se faire accompagner, briser la solitude de l’entrepreneure.

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