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87% des apprenants en alternance s’insèrent sur le marché de l’emploi

Date de publication: 30 juin 2021
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La formation en alternance continue de séduire, avec un modèle gagnant puisque 87 % des apprenants de l’IFAPME décrochent un emploi au terme de leur certification. Ce modèle d’enseignement constituerait d’ailleurs un levier de relance non négligeable.

IFAPME formation en alternance

Le gouvernement wallon l’érige en levier phare de son plan de relance, et le moins que l’on puisse dire c’est que la formation en alternance a le vent en poupe. Chaque année, pas moins de 17.000 apprenants s’inscrivent dans cette filière auprès de l’IFAPME. Un chiffre en hausse, en particulier cette année. « La crise a amené de nombreux jeunes ainsi que de nombreux travailleurs à se poser des questions sur leur avenir professionnel. Nous avons donc enregistré une augmentation de 15 % de nos inscriptions adultes entre la rentrée 2019 et la rentrée 2020 », confie Raymonde Yerna, administratrice générale de l’IFAPME. Les entreprises et le gouvernement sont convaincus de la pertinence et de l’importance de la formation en alternance, reste encore 8parfois à en persuader les jeunes et leurs parents. Au même titre que de nombreux métiers techniques et technologiques, ce type de formation fait l’objet d’une série de préjugés, souvent genrés. Les chiffres d’insertion professionnelle parlent pourtant d’eux-mêmes. « Le taux d’insertion moyen de nos apprenants certifiés à l’issue de leur formation atteint 87 %. Et si on tient compte des adultes en formation, ce chiffre dépasse les 90 %. Ce n’est quand même pas rien, mais ce qui est le plus intéressant c’est que nos apprenants s’insèrent sur le marché dans les secteurs pour lesquels ils ont été formés. Ça en dit long sur l’adéquation entre nos formations et la réalité du terrain », précise Raymonde Yerna.

Mettre directement en pratique

La clé du succès de l’alternance ? Son modèle. Cette formation est accessible dès l’âge de 15 ans jusqu’à 25 ans sous la forme de ce que l’IFAPME appelle communément l’apprentissage. On parle ensuite de formation de chef d’entreprise ou de formation de coordination et d’encadrement pour le reste de la population adulte. En pratique, les apprenants ont cours 1 à 2 jours par semaine dans les centres de formation. Le reste du temps, ils mettent directement en pratique la théorie et les concepts en entreprise. « Pas moins de 9.000 entreprises partenaires gravitent autour de l’IFAPME. Nos référents, spécialisés par secteur, font office d’intermédiaires entre elles et nos apprenants. Au total 3.500 formateurs dispensent leur savoir au sein de nos centres.

96 % d’entre eux sont des professionnels en exercice, ce qui nous permet de coller à la réalité des métiers », explique l’administratrice générale. La force de ce modèle d’enseignement réside également dans l’évolution constante des formations proposées, en fonction notamment de l’avènement technologique et numérique ou encore des réglementations liées à certaines professions.

Une panoplie de métiers

Maçon, menuisier, esthéticienne ou encore coiffeuse… La formation en alternance se limite encore trop souvent à certains métiers dans l’esprit de bon nombre d’entre nous. L’IFAPME propose pourtant un large panel de carrières qui dépasse ces idées reçues. « Bien sûr, nos formations couvrent les métiers traditionnels de la construction, la coiffure, l’esthétique ou encore les métiers de bouche. Mais nous nous positionnons sur bien d’autres domaines comme la mécanique automobile, la logistique, le maraîchage bio ou les métiers du numérique. Notre catalogue est sans cesse renouvelé. Des formations en internet des objets mais aussi de ventilistes, de techniciens en vélos électriques, de laborantins, de pédicures spécialisées ou encore de soigneurs animaliers figurent d’ailleurs parmi les nouveautés de cette année », développe Raymonde Yerna. Tout ne se réglera certainement pas grâce à l’alternance, mais investir en la matière activerait un levier non négligeable de la relance de l’emploi et de l’économie. « D’autant que c’est un modèle intéressant pour les jeunes en quête de sens qui ont besoin d’apprendre par le concret », estime l’administratrice générale. La Wallonie serait cependant à la traîne derrière d’autres pays européens. A titre d’exemple, en Suisse, 60 % des jeunes sont formés en alternance.